04.02.2010

Corrections terminées

Bonjour,

 

Je voulais vous avertir d'un évènement important, les corrections de Charles 10 ans sont enfin terminées. La dernière phase avant la parution a commencé (projet de couverture, dernière mise en page, dossier de presse etc).

J'ai aussi une nouvelle au niveau du nom de l'auteur. Ce nouveau roman ne sera pas publié sous mon pseudomyme ELEANOR MAC DOUGALL mais sous mon nom propre Florence LEMAIRE. J'espère par ce geste ne pas trop vous perturber.

Si vous avez des commentaires, n'hésitez pas à me le faire savoir,

A très bientôt pour vous annoncer la date de parution,

Florence

 

 

 

22.10.2009

Commande

Bonjour à tous,

 

Pour répondre à Guido et à ceux qui se posent la question, non le livre n'est pas encore disponible à la vente. Les corrections ne sont pas encore tout à fait terminées. Je vous préviendrais dès que le moment sera venu.

 

Merci encore de venir nombreux consulter mon blog même si je n'y viens pas très souvent en ce moment.

 

Bien à vous,

 

Eleanor

06.07.2009

Manuscrit accepté

Bonsoir à tous,

 

Je passe quelques minutes pour vous donner une grande nouvelle.

 

Mon nouveau manuscrit CHARLES 10 ANS a été accepté par une autre maison d'édition qu'EDILIVRE. Enfin!!!! Si tout se passe pour le mieux, il s'agit d'une maison d'édition classique, avec contrat à compte d'éditeur. Une vraie professionnelle. Ca me changera de l'autre!!

 

Je vous tiens au courant de la suite des évènements. Je devrais recevoir le contrat vers la fin août.

 

A bientôt,

 

Eleanor

24.03.2009

Nouvelles des éditeurs

Bonsoir à tous,

 

J'ai reçu il y a quelques jours des nouvelles des éditeurs pour Charles. Le manuscrit n'a pas été retenu, mais je m'en doutais déjà. Avez-vous souvent vu un auteur inconnu être accepté par ces maisons trés sélectives? Moi non!!!!

 

Je ne me décourage pas, je tenterai l'envoi de manuscrits à d'autres maisons et je ne baisse pas les bras, je continuerai à écrire ne serait-ce que pour moi-même.

 

A bientôt,

 

Eleanor

02.10.2008

Nouveau roman

Bienvenue,

 

Si vous venez d'arriver sur mon blog, merci de votre venue.

Je met, ci-dessous, le prologue de mon prochain roman "Charles, 10 ans : l'enfant martyre". J'espère que cette lecture vous satisfera!

 

 

Prologue

 

 

Dans la campagne voisine de Mons, en Belgique, le jour se levait à peine laissant entrevoir de charmants petits villages. En ces matinées hivernales, la brume légère laissait passer les premiers rayons du soleil et les toits scintillaient sous leur mince couche de glace.

Des corneilles avaient envahi les champs en nombre, et fouillaient de leurs becs acérés la terre gelée, à la recherche de quelques graines. Leurs croassements emplissaient l’air jusque dans les cours des fermes.

Dans cette contrée, existait un corps de ferme abandonné accessible, après avoir franchi un lourd portail en fer forgé rongé par la rouille, par un petit chemin de terre.

Pourtant, un œil averti aurait tôt fait de constater que cette ferme isolée n’était pas si délaissée que cela. Il aurait pu observer les va-et-vient d’une fourgonnette blanche. Mais personne dans le voisinage ne pouvait imaginer que cette habitation était le théâtre de souffrances intolérables.

Un bruit sourd et métallique réveilla soudain, un enfant, Charles. Il essaya d’ouvrir les yeux mais ne vit que du noir. Il ne comprenait pas et ne se rappelait pas où il était. Il tenta aussi de bouger les pieds et les mains mais en vain. Puis, d’un coup, comme un flash, il se rappela l’enlèvement, l’homme qui l’avait fait grimper dans une camionnette blanche en lui demandant de l’aide, la porte du véhicule qui se refermait, et puis plus rien… le trou noir. Ce souvenir lui redonna des forces et bien que tous ses membres fussent entravés et lui fissent terriblement mal, il haletait et gémissait en forçant pour défaire ses liens. Un insidieux mal de tête, souvenir de l’éther utilisé pour l’endormir, lui vrillait les tempes. Ses yeux étaient clos par un bandeau fermement serré. Aveuglé, contraint, nauséeux, Charles ne put que sentir le contact rugueux du matelas sur lequel il était allongé.

Il ne se rappelait plus depuis combien de temps il était là. Lui revenait en mémoire qu’il s’était endormi à force d’épuisement et d’impuissance, dans la camionnette de cet homme et il en avait perdu la notion du temps. Depuis qu’il avait repris connaissance, il avait essayé de compter les heures et les minutes, mais il avait vite abandonné quand il avait commencé à embrouiller tous les chiffres dans sa tête. Il lui arrivait, par moment, de vouloir pleurer d’épuisement mais il se retenait car ses larmes salées retenues par le bandeau lui piquaient les yeux. Cette brûlure était insupportable.

L’air chargé de relents pestilentiels d’urine mêlée d’excréments et parfois quelques odeurs plus acres de moisissure, l’empêchaient de réfléchir. Cette puanteur, les liens et l’incompréhension lui firent craindre de se retrouver seul, livré à lui-même dans cet endroit effrayant. Il ne savait pas ce qu’on attendait de lui.

Mais ce qu’il ignorait c’est qu’il n’était pas seul. Il avait bien entendu des bruits, mais rien de bien identifiable à part, au loin, ce qui ressemblait à de l’eau qui tombait au goutte à goutte dans une flaque en faisant un clapotis régulier, clap, clap, clap...

Pourtant, à quelques mètres de lui, se trouvaient d’autres lits, une dizaine tout au plus, et tous étaient occupés par de jeunes garçons.

Ces garçons, misérables et apeurés, avaient tout entendu quand l’homme avait emmené Charles, Emile en particulier qui occupait le lit à proximité du nouvel arrivant.

Emile pensa : « Encore un nouveau, le pauvre innocent, il ne sait pas ce qu’il va lui arriver ! Moi qui pensais que Louis était le dernier ! Que s’est-il donc passé pour qu’ils aillent en chercher un autre ? C’est de la folie, nous sommes déjà nombreux ici et nous ne savons pas ce que nous allons devenir ! Pourquoi ces hommes ont-ils besoin de tant d’enfants pour satisfaire leurs pulsions ? A moins que l’un d’entre nous ne soit mort, ce qui serait abominable. Est-ce cela qui nous attend, mourir au fond de cette cave humide, perdus, seuls sans aucun espoir de revoir nos familles ? »

Le seul qui avait entre-aperçu leur lieu de rétention ainsi que ses camarades d’infortune, était Emile. Un jour, l’homme avait fait une erreur en lui défaisant ses liens assez longtemps pour que l’enfant puisse ôter son bandeau. Ce qu’il avait vu provoqua chez lui de violents spasmes et vomissements. Pour avoir pris la liberté de retirer son bandeau, Emile avait subit le courroux de l’homme. Celui-ci le força à nettoyer son propre vomi et ensuite, le roua de coups jusqu’à ce que sa colère retombe enfin…

Tous les garçons, même le dernier arrivant, étaient dans la même position, allongés en chien de fusils et ne portant pour tout habit qu’un slip devenu immonde de saleté, et bien entendus ligotés très serrés. Tous, sauf un. Le bandeau et les liens n’étaient plus nécessaire, car le petit Tim était mort depuis déjà quelques heures.

Tim était un jeune garçon suffisamment robuste pour attirer l’attention de l’homme, mais il souffrait depuis la naissance d’une malformation cardiaque. Il était toujours très prudent surtout quant il faisait du sport, et avait appris à bien se connaître et à maîtriser ses émotions. Mais il n’avait jamais été préparé à subir une telle épreuve. Son cœur n’avait pas supporté sa dernière séance dans la pièce au dessus de la cave, la douleur avait été trop forte pour lui. Alors, l’homme l’avait redescendu dans la cave, et l’avait abandonné sur son lit de fortune, sans plus se préoccuper de lui, au milieu des autres enfants apeurés.

Aucun des enfants ne savait pour la mort de Tim mais ils savaient une chose que l’homme leur avait rabâché à maintes reprises : il ne voulait rien entendre de leur part quand il était dans la pièce. Aussi, tant qu’il était là, à s’affairer prés du lit du gamin mort, on aurait pu entendre une mouche voler.

Chacun d’entre eux, à leur façon, priait pour ne pas être choisi par l’homme, car tous savaient le sort qui leur serait réservé. Ils tremblaient sur leurs petits lits quand ils entendaient le grincement de la porte et le pas lourd d’un homme dans l’escalier dont chaque marche craquait sous son poids.

Tous, sauf Charles. Lui ne savait pas encore ! Il n’était pas encore là depuis assez longtemps pour que l’homme le choisisse et le fasse monter à l’étage. Il ne savait donc pas ce qu’on attendait de lui. Il ne pouvait qu’imaginer. Mais, comment un adolescent pré-pubère aurait-il pu imaginer l’impensable. Il savait qu’il avait été kidnappé et il pensait, à tort, que ses ravisseurs allaient demander une rançon à ses parents, comme dans les films, et qu’il allait bientôt rentrer chez lui.

Pour l’instant, il était attaché, les yeux bandés et vêtu de son seul slip, mais il n’avait subit aucune violence. On lui apportait régulièrement à manger et à boire même si l’homme ne répondait jamais à ses questions. En fait, aucun son ne filtrait jamais de ses lèvres. Charles ne comprenait pas pourquoi. Pour lui, tout cela était incompréhensible.

Il s’en voulait de s’être fait avoir par cet homme qui paraissait si sympathique. Pourquoi avait-il été aussi stupide et l’avait-il aidé ? Pourquoi était-il monté dans la camionnette ? Il aurait dû se méfier et être plus prudent ! Pourquoi n’avait-il pas suivi les recommandations de sa mère ? Elle lui avait pourtant dit de ne pas suivre des inconnus et surtout de l’appeler s’il venait à rater le bus. Il y avait bien trop de danger à rentrer seul, mais il n’avait pas écouté et maintenant il s’en voulait. Il pensait, à tort, que personne ne pouvait lui faire de mal dans son village natal. Tout le monde l’aimait bien. Ce n’était pas possible ! Et pourquoi lui ? Qu’avait-il bien pu faire pour que cet homme s’en prenne à lui de cette façon ? Que de questions sans réponse ! Il essayait, encore et encore, de se débattre de tout son être mais il était à bout de force.

Emile entendait le nouvel arrivant se débattre dans son lit, il sanglotait. Lui, comme tous les autres, s’était résigné. Il savait qu’il ne pouvait pas se détacher, ses efforts avaient toujours été vains, alors il avait laissé tombé. Le nouveau allait rapidement comprendre : Il n’y avait aucun moyen de s’échapper.

Charles, lui, n’espérait qu’une chose : que tout se termine très vite et qu’il puisse rentrer chez lui auprès de sa famille.

Il était bien loin de s’imaginer qu’en fait, son cauchemar ne faisait que commencer…

 

 

 

 

Bonne lecture,

Eleanor