23.08.2009

Petit extrait

 

Bonjour à tous,

 

Comme je vous l'avait annoncé précèdemmet, vous trouverez ci-dessous un extrait de mon nouveau livre :

 

"

Accroché à l’extrémité ouest du Pays de l’Ombre, le petit village de Caradec émerge timidement après la violente tempête de la nuit passée. Comme des enfants pris en faute, les habitants craintifs n’osent pas franchir le seuil de leurs maisons de peur que les murs encore existants ne s’écroulent sur leurs têtes.

Par endroit, on entend le grincement d’une devanture, le frottement d’un balai sur un trottoir ou plus loin, le claquement d’un volet que l’on ouvre pour laisser entrer les premiers rayons matinaux.

Pourtant à cette heure matinale quelques curieux venus constater les dégâts, errent sur le quai dévasté. Le ponton en bois ayant résisté jusqu’alors aux pires intempéries a subit le même sort misérable que le reste du village.

De leurs pas hésitants, les habitants marchent en évitant les débris jonchant la seule route du village et les trottoirs. S’offre à leurs yeux ébahis un spectacle de désolation indescriptible. Ils s’en retournent alors chez eux, les épaules voutées et le teint cireux comme pris soudainement par une forte fièvre. Ils sont perplexe après cette nuit cauchemardesque, et peinent à retrouver leurs repères.

C’est que de mémoire d’homme, ce fut d’une rare violence, un cataclysme inouï.

Les quelques personnes encore dehors commentent cette catastrophe qui s’est abattue sur eux.

Aux petites lueurs du matin, le soleil tente difficilement une percée par delà la couche épaisse de nuages encore présents au dessus des toits en ardoise.

Les pêcheurs, eux, sont déjà à pied d’œuvre auprès de leurs embarcations. Ils contemplent avec peine et désolation la destruction de leur outil de travail qui n’a pas résisté au déchainement des vents. Ils commentent entre eux les évènements de la nuit en remuant, cherchant à rassembler ce qui peut encore être sauvé. Le retour de la marée prévue d’ici quelques heures aurait du signifier leur prochaine sortie en mer, et ils savent déjà que les prochains jours seront très durs.

On ne sait par quel miracle quelques frêles esquifs sont posés sur le sable humide, au milieu des algues et des détritus rejetés par la mer, en équilibre sur des béquilles improvisées, comme si la tempête les avait épargnés, seuls au centre des carcasses empilées.

Le murmure du vent s’engouffrant dans les ruelles pentues du village résonne encore par delà les maisons dressées les unes contres les autres, même après plusieurs heures d’accalmie, comme si son empreinte était à jamais gravée dans les murs.


Sur le bord du chemin longeant la falaise maudite, un petit groupe d’adolescents chemine d’un pas tranquille en se chahutant et en se bousculant un peu. Ils discutent bon an, mal an de tout et de rien comme tous les jeunes de leurs âges. Pourtant, en tendant l’oreille, on perçoit la curiosité dans leurs paroles mais aussi parfois de l’inquiétude :

-      Tu as pu dormir un peu la nuit dernière ? demande l’un d’eux à ses camarades.

-      Non ! Pas beaucoup… Avec tout ce raffut, je ai pas pu fermer l’œil, lui répond Titouan, 14 ans, le plus jeune du groupe, en se repliant sur lui-même comme s’il avait encore peur plusieurs heures après la fin de la tempête.

-      Bah….T’es qu’une mauviette ! lâche l’autre garçon. Un beau jeune homme de 17 ans prénommé Yann, qui le toise du regard, une lueur amusée au fond des yeux.

-      Non, non...je n’ai pas eu peur, se justifie le plus jeune. Mais il y avait tellement de bruit. Titouan a du mal à se maîtriser. Pourtant, il le faut. Il n’aime pas se sentir faible, surtout vis-à-vis de ses amis.

-      Allez, je plaisante…. Je sais bien que tu n’as peur de rien, ironise Yann en lui donnant une grande claque dans le dos, le faisant trembler de part en part et en faisant mine de s’excuser.

-      Fou-lui la paix ! Tu ne vois pas qu’il a du mal à s’en remettre, l’arrête la seule fille du groupe, Rozenn, 15 ans, les yeux perdus dans le vague, en envoyant valser une pierre du bout du pied.

-      C’est bon, lâche-moi un peu... Je le taquine, c’est pas bien méchant, reprend Yann en haussant les épaules.

-      Ouais, je veux bien te croire mais maintenant laisse tomber ! lui répond-elle.

Rozenn et les deux garçons se turent pendant quelques minutes en continuant à marcher lentement. Ils observent les dégâts causés par la tempête et en sont stupéfaits. Ils ont devant les yeux un spectacle de désolation. Le chemin est obstrué par endroit par les arbres dont les racines se retrouvent à l’air libre. Il ne reste plus une feuille sur les arbres qui ont résistés à la tempête. Le groupe d’adolescent aperçoit, au loin, un cheval errant tout seul dans un champ. Il semble complètement perdu. Il a sûrement du s’enfuir avant la tempête. Un peu plus loin, un fermier tente de reconstruire la clôture de son terrain afin de pouvoir rassembler en toute sécurité les rares vaches qui lui reste encore. Ses efforts paraissent vains par rapport à la tâche immense qui lui reste à accomplir. La reconstruction s’avérera bien difficile pour les habitants du village, surtout que c’est un village isolé, bien loin des plus grandes villes.

Soudain Rozenn demande à ses deux amis :

-      Vous êtes restés chez vous, parce que je vous ai pas vu à l’église ?

-      Non, moi j’étais chez les voisins. Notre cave est en trop mauvais état, c’était trop dangereux, répond Titouan.

Titouan habite une ferme très à l’écart du village avec ses parents et sa petite sœur. Les dégâts là-bas aussi ont été très nombreux. Les parents de Titouan ont perdu beaucoup d’animaux durant la tempête. Quelques uns sont morts, de peur généralement, mais la plupart se sont enfuis. Les fermiers aidés de leurs voisins parcoururent les champs et les bois à la recherche des bêtes isolées ou en détresse. La tâche est énorme. Les champs sont dévastés, les arbres arrachés, les barrières effondrées. Il leur faudra du temps pour panser leurs plaies et repartir du bon pied.

-      Je ne sais pas ce que nous allons devenir, reprend Titouan en se voutant encore un peu plus. J’ai entendu mes parents parler. Ils envisagent de vendre la ferme et de partir s’installer à la ville pour trouver du travail. Dans un autre pays que celui de l’Ombre. Il ne fait pas bon rester ici par les temps qui courent. Ils craignent que cette tempête ne soit les prémices de celles qui vont suivre. D’après ce que j’ai entendu, les parents savent des choses que j’ignore.

Titouan se tait soudain quand il se rend compte que Yann ne l’écoute pas, il semble perturbé, agité.

-      Et toi, tu as fait quoi ? lui demande – t – il.

-      J’ai trainé en ville, lui répond son ami.

-      Arrête tes bêtises….Tu aurais trainé en ville par cette tempête ! Si c’était vrai, tu aurais été emporté par une bourrasque de vent et tu ne serais pas là à nous parler. Même les adultes les plus costauds étaient à l’abri !

-      Crois ce que tu veux ! Mais moi je te dis que j’étais dehors, rétorque le garçon.

Cette fois c’est Rozenn qui intervient :

-      tu sais bien que ce n’est pas possible. Dis-nous où tu étais !

Yann haussa doucement les épaules avec un grand sourire et répond :

-      Si vous y tenez. Je vais vous le dire. J’étais…, il laissa durer le suspens avec plaisir.

-      Allez dis-nous !! lui demandèrent en cœur ses amis.

-      J’étais chez moi bien sûr ! Vous me prenez pour un fou ou quoi. J’allais pas risquer ma vie pour une tempête. J’ai dormi comme un bébé dans la cave, fit-il fier de son petit effet.

-      Comme un bébé ! Tu rigoles ou quoi !

-      Non, j’ai rien entendu. Tu parles, avec toute la terre au dessus de la cave, on entendait absolument rien. Je ne comprenais pas pourquoi j’étais obligé de me coucher dans la cave. Ce n’est qu’en voyant les dégâts que j’ai compris. Ça a du être terrible. Et toi alors, tu étais sous l’église ? demanda – t – il à Rozenn.

-      Oui. Il ne manquait que quelques habitants en fait, dont vous et vos familles. Anita nous a raconté ses histoires, c’était passionnant comme toujours.

-      Dommage, j’aurais bien aimé être là. J’adore l’écouter parler même si aucune de ces histoires n’est réelle, commente Titouan.

-      Comment tu peux dire ça ? s’offusque Rozenn.

-      Tu y crois vraiment toi à ces histoires de dragons, de fantômes et de sorcières. Moi non ! Ces histoires sont super mais pas réelles, continue Titouan sur sa lancée.

-      Moi, je suis sûr que si. Toi tu ne crois que ce que tu lis dans tes foutus bouquins, rétorque la jeune fille.

-      Peut-être, mais au moins ce que je lis est vrai, dit-il pour enfoncer le clou.

-      Comment peux-tu en être sûr ! Tu étais là pour le voir, attaque-t-elle-même si elle sait qu’elle exagère.

Yann les interrompis dans leur chamaillerie :

-      Allez, arrêtez tous les deux ! Je veux savoir ce qui s’est passé là-bas.

-      On était tranquillement assis à écouter Anita lorsqu’il y a eu un grand fracas. Et puis, plus rien !

-      Alors, demanda Yann.

-      Alors l’église s’est effondrée. Elle n’a pas résisté cette fois, dit-elle navrée.

-      Merde, complètement effondrée.

-      Oui ! Il ne reste plus aucun mûr debout. Il y a des débris partout autour. Heureusement que l’accès sous l’église se faisait par différents tunnels parce que celui par lequel je suis arrivée s’est effondré lui aussi. Il aurait pu y avoir beaucoup de morts, continue-t-elle.

-      Tu crois qu’il y en a eu ? demande Yann.

-      Pas à ma connaissance. Vous êtes sains et saufs, vos familles aussi. Les autres habitants qui étaient avec moi n’ont rien non plus. Il y a eu quelques bosses mais rien de plus. On a eu chaud.

-      Oui, les ancêtres ont construit du solide. Les tempêtes qu’ils ont subies devaient avoir la même intensité, répond Titouan.

-      C’est ce que dit Anita. Cette tempête est comparable à celle des anciens temps. Aussi forte et dévastatrice.

-      Comment peut-elle le savoir Anita, elle était là ? demande Titouan.

-      Elle le sait, c’est tout, objecte Rozenn.

-      Assez de bêtises. Allons voir si la mer ne nous a pas rapporté quelque chose du large, demande Yann.

-      Tu as raison, allons-y. J’espère découvrir plein de choses intéressantes, lui répond Titouan avec un grand sourire de plaisir sur ses lèvres charnues.

Seule Rozenn semble encore perturbée par sa dispute avec Titouan. Comment peut-il mettre en doute les connaissances d’Anita ? Elle sait tout sur tout. Cela ne fait aucun doute à ses yeux.

Elle suit des yeux ses deux compagnons puis les rejoins en courant, aussi curieuse de savoir ce qu’ils vont découvrir.

C’est devenu maintenant un rituel qu’ils accomplissent après chaque tempête. Ils se rendent ensemble sur la plage pour découvrir de bien étranges objets.

La première fois, ils se sont retrouvés par hasard en même temps sur la plage, chacun venant là pour constater les dégâts après une tempête. Ils s’étaient rencontrés au pied de la falaise. Après avoir discutés un bon moment, ils avaient flânés sur le sable encore humide, soulevant du bout du pied les algues jetées là. Et c’est là qu’ils trouvèrent leur premier objet inconnu rejeté par la mer. Une sorte de grosse boite noire avec des fils de couleurs différentes et des sortes de grosses aiguilles. Ils ne savent toujours pas ce que c’est. Ils ont apporté l’objet à Anita, mais même elle malgré toute sa connaissance n’a pas su leur répondre. C’est un objet inconnu de tous. Ils pensent que l’objet provient peut-être des Terres Lointaines. Ces Terres que personne n’a encore jamais vues et dont les habitants ne doivent pas parler.

Le groupe d’amis décida, après ce jour, de se retrouver à cet endroit après chaque tempête. Certaines fois, ils ne trouvèrent rien, mais parfois la chance leur sourit. Ils trouvèrent toutes sortes d’outils avec des formes étranges et faits de matériaux inconnus, des matériaux mous de couleurs vives.

Aujourd’hui après cette tempête mémorable, ils espèrent bien ajouter quelques objets insolites à leur collection « d’objets étranges » comme ils aiment à les appeler.


Le groupe d’adolescents avance doucement le long de la falaise, et contemple quelques instants la mer qui se calme enfin, sans dire mot. Ils empruntent ensuite avec milles précautions l’escalier majestueux creusé à même le roc et sinuant jusqu’à la plage. Il leur faut descendre une centaine de marches irrégulières et glissantes. Du haut des marches, ils aperçoivent la plage dévastée, envahie par les algues et toute sorte d’objets divers.

A une vingtaine de mètres du sol, Rozenn sent son pied glisser dangereusement sur une pierre plate, et elle perd soudain l’équilibre en poussant un cri de détresse. Heureusement pour elle, Yann qui se trouve à quelques pas, se retourne à l’instant où il entend le cri et parvient à la rattraper de justesse. La jeune fille se retrouve encerclée par les bras puissants du jeune homme. Rougissante, elle s’écarte et reprend sa descente sans même un merci pour son sauveur, le laissant pantois sur la marche.

Après quelques secondes, le garçon sort de son hébétude et la rejoint :

-      Attend Rozenn ! dit-il en lui prenant le bras. Tu vas bien !

-      Oui, oui, ça va ! Merci ! Désolé, il faut continuer. La jeune fille n’a pas envi de regarder Yann. Elle a éprouvé un sentiment curieux dans les bras du jeune homme et ne sait quoi en penser. Elle préfère ne pas y penser.

-      Tu as failli te tordre le coup, rétorque-t-il.

-      Je sais, je ferais plus attention la prochaine fois. Allez, on repart, j’ai hâte d’y être, dit-elle  pour couper court à la conversation.

Après plusieurs minutes de descente, les adolescents arrivent enfin sur le sable rendu humide par la tempête. Ils aperçoivent bientôt une silhouette humaine, comme une apparition au milieu des branches brisées et du varech déposé là par la marée. La plage, longue et large, est jonchée de détritus de toutes sortes : des branchages, des feuilles mortes, des algues, et même quelques oiseaux échoués, morts. Rozenn s’éloigne un peu du petit groupe et ramasse quelques coquillages encore intacts pour sa collection. Puis, chacun de leur côté, ils fouillent les abords du bout du pied ou à l’aide d’un bâton de bois à la recherche de l’objet tant convoité, mais jusqu’alors en vain.

Soudain, Titouan en soulevant un important monticule d’algues rejetées par la marée fait une découverte surprenante. Fou de joie, il appelle ses deux amis :

-      Venez-voir, j’ai trouvé quelque chose.

-      Qu’est-ce que tu as trouvé ? lui demande Yann en élevant la voix.

-      Une chose bien étrange, je dois bien l’avouer. Cela ressemble à une des roues de nos charrettes mais….je ne sais pas……..elle a quelque chose de différent. Vous verrez par vous-même et n’en croirez pas vos yeux, fit-il.

Alors les deux amis, d’abord septique, approchent à grands pas. Et tout à coup, ils découvrent l’objet insolite découvert par le plus jeune d’entre eux.

-      Tu es sûr que c’est une roue ? lui demande Rozenn en contemplant l’objet de forme ronde, creuse en son centre.

-      Non, non, je ne suis pas sûr, mais ça y ressemble. Sauf que c’est recouvert de ces matériaux noir et mous qu’on a déjà retrouvé sur d’autres objets. J’aimerais bien savoir d’où cela provient ? Et qu’est-ce que c’est ?

-      Je ne sais pas, lui répond Rozenn. Sûrement des Terres Lointaines. Je ne comprends pas. Ces objets sont si avancés technologiquement. Comment cela est-il possible ?

-      Oui, moi aussi je me pose beaucoup de questions. J’ai déjà fait plusieurs recherches dans les livres des anciens, mais je n’ai jamais rien trouvé ni sur les objets, ni sur les Terres Lointaines. Aucune trace nulle part. Il n’y a qu’Anita, encore une fois, qui en a entendu parler...

Les deux adolescents poursuivent encore quelques minutes leur conversation quand ils sont interpellés par Yann, les yeux exorbités.

-      Regardez ! leur dit-il en montrant du doigt la forme humaine aperçue plus tôt.

Les deux autres jeunes regardent alors dans la même direction que leur ami. A quelques mètres d’eux, et à une bonne dizaine de centimètre du sol, se tient une jeune fille d’une dizaine d’année flottant dans les airs. Plutôt qu’une jeune fille, il s’agit d’une sorte d’apparition. Un corps en filigrane vêtu d’une longue chemise de nuit de couleur blanche avec quelques broderies et volants. Les membres sont livides et parfait. La jeune fille porte de longs cheveux sans teinte, presque blanc. Le tout est entouré d’une aura translucide, mais bien visible.

Bien que la jeune fille leur souris, les enfants sont effrayés. Ils n’ont qu’une envie, s’enfuir le plus loin possible de cet endroit et de cette chose. Le plus choqué d’entre eux est Titouan. Cet adolescent cartésien qui ne croit absolument pas au surnaturel et à la magie, est pétrifié. Ces deux amis essayent de le faire réagir pour qu’ils puissent s’enfuir mais en vain. Il refuse de bouger.

C’est alors que l’apparition fait quelques pas en leur direction. Elle s’avance prudemment car elle aussi est apeurée. C’est la première fois que des êtres humains peuvent la voir. Elle tend la main vers eux en signe d’apaisement, ce qui provoque un cri de terreur de la part des enfants.

Pourtant Rozenn est interloquée. Elle constate avec étonnement que ce fantôme parait vouloir leur parler. Il semble comme… amical. Elle voit le fantôme avancer la main vers eux et sent un léger souffle d’air glacé parvenir jusqu’à eux. Ses deux amis sont autant effrayés qu’elle et poussent un nouveau hurlement. Elle ne va pas jusque là. Elle aimerait en savoir un peu plus sur ce revenant. Alors, elle prend sur elle et s’approche lentement, prise de frissons incontrôlables.

En voyant la jeune fille s’approcher, le fantôme s’arrête et lui sourit. Après quelques minutes à se regarder, c’est le fantôme qui prend le premier la parole.

-      Bonjour, lui dit-elle d’une voix fluette.

-      Bonjour, lui répond à son tour Rozenn sur la réserve.

-      Tu as peur de moi, lui demande le fantôme

-      Un peu. Ce n’est pas tous les jours que nous avons à faire à un revenant.

-      Je sais. Moi aussi je suis surprise. C’est la première fois que des humains peuvent me voir. D’habitude ils ne me voient pas. A peine sursautent-ils quand je les frôle. Je suis bien contente de pouvoir enfin parler à quelqu’un.

-      Comment t’appelles-tu, lui demande Rozenn

-      Je m’appelle Amélia.

-      Moi, je m’appelle Rozenn. Je te présente mes amis Titouan et Yann. Les deux adolescents, à l’évocation de leurs prénoms, s’approchent timidement et tente d’entrer en contact à leur tour.

-      Bonjour, répondent-ils timidement.

-      Quel âge as-tu ? lui demande alors Titouan

-      J’avais seize ans quand je suis morte, il y a bien longtemps. Je suis tellement seule depuis tout ce temps, que je suis ravie de faire votre connaissance.

-      Comment se fait-il que nous puissions te voir et t’entendre ? lui demande – t- il.

-      Je n’en sais rien. Comme je le disais à votre amie, c’est la première fois que cela m’arrive. Je n’y comprends rien. Mais crois moi j’en suis heureuse. Je sais que maintenant je ne serais plus jamais seule.

-      Je ne comprends pas. Normalement les humains ne peuvent pas vous voir. Ce n’est pas possible. Je dois être en train de faire un cauchemar éveillé. Réveillez-moi, je vous en supplie, dit Titouan en regardant ses amis.

-      Mais tu ne dors pas, lui répond Rozenn. C’est la réalité. Une réalité certes difficile à croire mais pourtant bien réelle. Il faut qu’on aille voir Anita. C’est la seule qui pourra nous éclairer.

-      Encore Anita. Mais tu n’as que ce nom à la bouche, lui rétorque Titouan.

-      Oui, parce que je sais au fon de moi qu’elle va pouvoir nous aider. Il se passe tellement de choses inhabituelles en ce moment que je sens que c’est la meilleure solution.

-      A ta guise. Mais pour ma part, je ne crois pas à ses histoires. Tiens-toi le pour dit. Tu sais ce que j’en pense.

-      Oui, je le sais. Tu ne croyais pas non plus aux fantômes jusqu’à aujourd’hui. Tu peux donc lui laisser une chance non ! rétorque-t-elle de plus en plus lasse d’essayer de convaincre son ami. Ce qu’elle ressent est très fort. Elle sait tout au fond d’elle qu’elle a raison d’agir ainsi. C’est la seule chose à faire.

-      Tu marques un point, mais pour le reste en tout cas je demande à voir…, avance Titouan vaincu. Il sait bien lui aussi que seule Anita pourra les aider. Pourtant, il a encore du mal à s’y résoudre."

Voilà, j'espère que ce premier extrait vous aura interpellé et vous poussera à connaitre la suite.

 

A bientôt,

Eleanor

11.08.2009

Avancée nouveau livre

Bonjour à tous ceux qui me liront, ces anonymes que je ne connais pas encore,

 

Je vous écris aujourd'hui pour vous parler de l'avancée de mon nouveau roman "LA PIERRE SACREE D'ORONIA, ou les destin des mondes".

Comme je vous l'ai annoncé précèdemment, ce nouveau roman s'adresse à une population plus jeune que mes deux premiers livres. Un public enfants, adolescents et pourquoi pas adultes. Fini les meurtres, et atrocités sans nom. Je suis plus dans un registre fantastique avec un petit côté écologiste. Il est question de sauver la Terre, ce qui n'est pas rien...

La tournure de l'histoire commence à prendre forme petit à petit. J'ai déjà jeté sur le papier une quarantaine de pages. Mais la majorité de l'histoire est dans ma tête. Il ne reste plus qu'à la mettre en forme. Ce qui est plus long que pour un polar. Les détails dans un livre ou le fantastique entre en jeu, sont plus complexe à décrire pour que le lecteur pénètre au coeur de l'histoire et des lieux.

Le travail de relecture, une fois la phase d'écriture terminée sera primordiale.

Dans ma prochaine note, je mettrai quelques extraits du livre. Si le coeur vous en dit, vous pourrez me dire ce que vous en pensez.

A bientôt,

 

Eleanor.

 

 

 

 

 

 

02.08.2009

Oronia

Bonjour à tous,

 

Je suis désolé de ne pas venir plus souvent sur ce blog, mais le temps me manque en ce moment.

J'ai commencé l'écriture d'un nouveau livre dans un style complétement différent des deux autres. Je m'attaque à un univers fantastique qui jusqu'alors ne me correspondait pas du tout. Mais l'inspiration, que voulez-vous n'a pas de limite. Alors je me laisse guider.

Ce sera un livre pour enfants ou adolescents. Les 4 héros principaux sont des adolescents de 15 à 17 ans ainsi qu'un fantôme sans âge.

Je viendrais dans quelques temps poster quelques extraits de ce nouvel opus. J'espère que vous serez tentés par sa lecture.

J'ai surtout été inspiré par les films du genre HARRY POTTER, LE MONDE DE NARNIA, A LA CROISEE DES MONDES et bien évidemment LE SEIGNEUR DES ANNEAUX. Je n'ai bien entendu pas la prétention de faire aussi bien que mes prédécesseur mais je m'emploierais à faire mon maximum pour que mon récit soit le plus vivant et le plus captivant possible.

J'ai dans mon entourage quelques enfants et adolescents qui me serviront de cobayes, nous verrons donc bien leurs réactions.

Je vous tiendrais au courant de la suite des évènements.

A bientôt,

Eleanor